Zapatriotes

#zapamdm
Chanson française

Beaucoup de torches-plumes parisiens se sont cassés les dents à tenter de définir un genre pas assez cérébral et pourtant trop complexe pour eux. Une chose et sûre, ce n'est pas de la musique pour musicien. C'est un son abrasif de vivant à vivant. C'est grave, joyeux, cynique, de partis pris, désabusé, poétique et politique.

Un concert en Zapatrie c'est une communion autant qu'un exutoire. Presque shamanique, on y transpire, on y gueule puis on s'élève. Les scènes de vie défilent et s'entrechoquent dans un mouvement contradictoire qui ressemble fort à ce drame magnifique qu'est la vie.

Du panache et de l'incandescence que restera-t-il ? Probablement rien. Ce n'est que de la musique après tout. Non ?

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RETROUVEZ-MOI
M
Bastille - Châtelet

Le mardi soir vers 18h

Un bon texte ne vaut rien s'il ne réveille pas quelques diables dans le corps.
Ses meilleures chansons

Accrocher les regards et figer les personnes le temps d'une chanson est un jeu qui nous plaît.
La Grande Arnaque

La Grande Arnaque

A la table du VRP, le soir venu
Qui, le ventre plein, montera se branler
Au tableau, dans sa mémoire, les pieds tendus
Un gamin vomit Prévert d'un seul trait

Et le visage des touristes du Sacré-Coeur
Bouffi de fatigue et de soleil
Des étudiants dans les cafés à l'happy hour
Plein d'inertie, de Palestine, et d’Israël

Il y a ce monde bizarre de la publicité
Du bifidus actif, des ménagères baisables
Celui des amoureux à maturité
Seuls avec leurs problèmes minables
Ça donne le change dans toutes les pupilles
Ça drague en bande, ça glousse de plaisir
Y'en a qui saignent sous les yeux des filles
Qui subliment leur petit martyr

Ça roule à trois cent dans les cockpits
Ça pleure sur des pelouses bien vertes
Ça s'enivre toujours selon les mêmes rites
Ça se défonce jusque dans les ministères

Sous le clocher des anciennes églises cathares
Sur les vignes qui couvrent aujourd'hui la butte
Comme des bouquets de rancœurs offerts par l'histoire
Des anathèmes lancés en dernière culbute
Des pères et des mères depuis le néolithique
Au fruit de leurs entrailles en souriant
C'est la grande arnaque qu'ils héritent
Ces minus à qui il tarde d'être grand

Alors ça bande encore face au drapeau
Ça part en croisade fleur au fusil
Ça transpire à mort dans les talk-shows
Dans l'arène pour mon plus grand plaisir
Et le matin sur le bitume qui tient Paris
Des couples aux Seychelles pour 300 balles
Des chroniqueurs réveillés refont la nuit
Et le putain de championnat entame sa trêve hivernale

C'est toujours aussi beau quand ça s'éveille
Le fatras des camions, des open-spaces
Les maîtres aussi chagrins que leurs élèves
Ça sait où ça va et ça s'y presse

Et puis y'a cette fille, parce qu'il y a toujours une fille
Et bien sûr des copains qui tiennent chaud
Toujours pas de lettres mais des photos de famille
Des souvenirs sépias un peu vieillots
Y'a des rêves en pagaille plein le juke-box
Qu'on télécharge éveillés au creux des lits
Ça se shoote aux romances à cette époque
Dans lesquels on tripe pour passer la nuit

Et y'a moi comme un con dans ma Hyundai
Comme un con jamais seul dans ma boîte crânienne
Qui leur parle à tous au fil des verres de Sky
Que je m'envoie anonyme à toutes les enseignes
Et y'a moi comme un con dans ma Hyundai
Comme un con jamais seul dans ma boîte crânienne
Qui leur parle à tous au fil des verres de Sky
Que je m'envoie anonyme à toutes les enseignes

C'est toujours aussi beau quand ça s'éveille
Le fatras des camions, des open-spaces
Les maîtres aussi chagrins que leurs élèves
Ça sait où ça va et ça s'y presse

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