Développement durable

La RATP engagée pour l’amélioration de la qualité de l’air dans ses espaces souterrains

La RATP accorde une importance majeure à la qualité de l’air dans les espaces souterrains et développe depuis de nombreuses années toute une série de mesures.

La RATP accorde une importance majeure à la qualité de l’air dans les espaces souterrains et développe depuis de nombreuses années toute une série de mesures :

  • La généralisation du freinage électrique sur ses nouveaux trains et le renouvellement des locotracteurs diesel par des véhicules 100% électrique, afin de diminuer les émissions de particules à la source.  
  • L’amélioration du renouvellement d’air dans les espaces souterrains : 56 M€ sont consacrés au renforcement et au renouvellement du système de ventilation sur la période 2016-2020.
  • Un dispositif pionnier dans le métro : depuis le 3 juin 2019 et pendant 6 mois, le dispositif « IP’AIR » proposé par SUEZ est testé à la station Alexandre Dumas (L 2). Le système se concentre sur le traitement des particules fines (PM10 et PM2,5), émises par les systèmes de freinage. L’expérimentation permettra d’évaluer le pouvoir filtrant de la solution et son rayon d’action.
  • Un suivi très scrupuleux et transparent de la qualité de l’air : la RATP réalise des mesures en continu dans des lieux représentatifs des espaces souterrains depuis près de 20 ans. Le réseau de surveillance est composé de 3 sites de mesures : Franklin D. Roosevelt (L1), Châtelet (L4) et Auber RER A. Les données sont consultables en temps réel sur ratp.fr. Ces mesures sont complétées par des campagnes de mesures sur tout le réseau incluant les particules ultrafines.
  • Des études médicales sur l’état de santé des agents actifs ou retraités : depuis près de 20 ans le service de santé au travail engage des études médicales sur l’état de santé des agents actifs ou retraités. Ces études sont menées en lien avec des partenaires scientifiques extérieurs indépendants. Elles visent à évaluer un éventuel impact de la qualité de l’air des espaces souterrains sur la santé des salariés.

L’exploitation des éléments de l’étude santé de 2007, n’a pas permis de mettre en évidence d’éléments cliniques en lien avec l’exposition à l’air des espaces ferroviaires souterrains.

Par ailleurs, les résultats de l’étude de cohorte des agents et ex-agents de la RATP portant, dans un premier temps, sur la période 1980 à 1999 puis plus récemment entre 1980 et 2012, n’ont pas mis en évidence de surmortalité chez les conducteurs par comparaison aux données de la population d’Ile de France.
Afin de poursuivre les investigations, le service de santé au travail s’est engagé dans un projet de collaboration sur la biosurveillance (étude franco-suisse entre la RATP et le laboratoire hospitalo-universitaire UNISANTE de Lausanne dans le cadre d’un programme de recherche européen).

En parallèle de ses travaux de recherches et d’études, le service de santé au travail assure aux salariés des espaces ferroviaires souterrains un suivi médical adapté aux conditions d’exercice des métiers tous les deux ans.L’ensemble de ces éléments fait l’objet de présentations régulières aux instances représentatives du personnel.

Afin de renforcer les actions déjà engagées depuis de nombreuses années, Catherine Guillouard, présidente-directrice générale du groupe RATP, a lancé en octobre 2019 un groupe de travail multidisciplinaire et y associera des partenaires industriels et des startups. Il sera chargé d’accélérer encore la dynamique engagée et de mettre en place des plans d’actions complémentaires portant sur l’ensemble des maillons que constituent le matériel roulant, la filtration de l’air en station ou encore la ventilation.